Ma galère
Je vis, faudrait pas croire, des choses extraordinaires
Alcoolique de bonne heure, euphorique, délétère
Ma galère
M’a menée
De Bahia à Paris
D’Alger jusqu’à Rio,
Cotonou, Tahiti
J’en ai vu des pays,
J’en ai eu des amis
A vingt ans, j’ai même été riche à millions
Mis des sous à la banque, rencontré des patrons
Mais misère
Tout cela n’a duré qu’une saison
J’ai flambé, j’ai misé,
Mais rien récolté de bon
Puis la vie a repris
Me laissant sans un rond
Je vis, faudrait pas croire des choses extraordinaires
J’ai élevé deux enfants sans avoir été mère
J’ai bien eu mille amants, j’ai pleuré, j’ai souffert
Mais l’enfer
M’attendra
Oh juste encore un peu
Car celui que je veux
Mijote à petit feu
Ma galère, nous la partagerons tous les deux
On s’aimera, on vivra, on ne sera jamais vieux
Et puis l’on se quittera comme de beaux amoureux
© Sabrina Moella